S’il y a bien un sujet qui me tient à coeur depuis de nombreuses années, c’est la protection de l’environnement. Je suis loin d’être dans le 100% zéro déchet, ni dans le tout « green » mais je fais attention à ma planète.

Quand je parle avec des gens, je suis à chaque fois stupéfaite quand certains me disent : « Oui mais tu comprends, ce n’est pas facile de préserver l’environnement au quotidien. Puis tu sais, si le gouvernement ne fait rien, qu’est-ce que nous pouvons faire, nous simple citoyen, si au sommet du pouvoir, on ne nous montre pas l’exemple ? ». Et c’est là où je ne suis pas d’accord avec les deux points que l’on me cite à chaque fois.

Protection de l’environnement : y aller doucement mais sûrement

Premièrement, personne ne vous demande de devenir vegan sur le champ, d’être une ayatollah du zéro déchet ou d’avoir une maison 100% autonome du jour au lendemain. Pour moi, si on veut protéger l’environnement, ça se fait petit à petit, avec des prises de conscience ponctuelles et des modes de fonctionnement que l’on met en place au fur et à mesure et qui, répétés, s’inscrivent comme des habitudes. Le but est de ne pas faire tout d’un seul coup, mais de piocher des idées à droite, à gauche, et de faire sa petite popotte, de trouver son équilibre là-dedans.

Chez moi, cela a commencé très jeune, chez mes parents, avec le compost, la culture d’un potager, la récupération de l’eau de pluie pour arroser les plantes ou encore le tri sélectif. Des habitudes que j’ai conservées et que je mets en place aujourd’hui dans ma maison. Ensuite, il y a eu des prises de conscience, parfois tardives, mais nous évoluons tous, fort heureusement.

Petites actions = grands effets

Protection de l'environnement : cultiver ses propres fruits et fleurs

Aujourd’hui, si je dresse un constat sur les dernières années, j’ai :

  • commencé à acheter en vrac avec des petits sachets en lin en guise de contenant de transport et utilisé la blinde de tote-bag pour faire mes courses ;
  • réduit de 2/3 ma consommation de bouteilles d’eau en achetant du charbon actif (charbon Binchotan) à placer dans une carafe en verre ;
  • privilégié les circuits courts et les petits commerces de proximité, type La Ruche qui dit Oui ou je suis allée directement en ferme acheter / récolter mes fruits et légumes ;
  • acheté du bio sur certains produits ;
  • cultivé mon potager et créé mon compost ;
  • consommé des produits de saison (genre les fraises en plein hiver, non merci)
  • trié et réduit mes déchets et je pense les réduire de plus en plus, mais j’y vais progressivement (par exemple, acheter des produits avec le moins d’emballage possible) ;
  • mangé moins de viande, privilégiant la qualité et le local plutôt que la quantité et la promotion (je ne tends pas à devenir vegan mais à faire plus attention dans mes choix, pour qu’ils soient plus cohérents avec mes convictions) ;
  • utilisé des alternatives au coton, comme le gant Glov dont j’ai parlé récemment ou les carrés lavables des Tendances d’Emma pour le change de mon bébé ;
  • donné une seconde vie à mes vêtements, aux objets et cosmétiques que je n’utilisais pas / plus en les donnant à des associations, à des amis ou en les vendant.

Des petites actions certes mais qui, faites par chacun(e) d’entre nous, peuvent avoir un impact très fort. Et c’est là où mon second argument arrive.

Pour moi, cela ne sert à rien d’attendre que les pouvoirs publics montrent l’exemple (peu importe la présidence et le parti au pouvoir), puisque la protection de l’environnement est loin d’être leur principal sujet. Par contre, je crois fortement en l’effet boule de neige, c’est-à-dire que les petites actions, qui ont l’air anodines, qui sont parfois individuelles et localisées, peuvent mener à des effets beaucoup plus importants à une échelle plus grande. C’est-à-dire que si je fais telle action, que mon voisin fait la même chose, qu’un tel également, les répercussions vont être plus importantes. Alors oui, vous allez me dire que les plus gros pollueurs sont les entreprises, mais chaque être humain pollue de toute évidence donc bon, pourquoi ne pas balayer devant sa porte en premier lieu ?

Si je devais faire un résumé de tout ce que je viens d’écrire, ce serait ceci : non il n’est pas compliqué de faire attention à l’environnement, il suffit juste d’y aller petit à petit, à son rythme, et d’inscrire de nouvelles pratiques dans ses habitudes. Il suffit également d’en avoir envie, d’avoir un peu de volonté et de ne pas attendre qu’on nous montre l’exemple, que la prise d’initiatives, même à la plus petite échelle, peut être source de grands changements (je sais, c’est profondément utopique, mais si on n’y croit pas, rien ne bougera).

Ce qu’il me reste à faire en matière de protection de l’environnement

Ouh, plein de choses ! Je pense tout de suite à :

  • réduire mes déchets (je ne pense pas arriver dans le zéro déchet mais je pense m’inspirer de certaines pratiques qui sont réalisables dans mon quotidien) ;
  • créer moi-même certains de mes cosmétiques avec des matières plus respecteuses de l’environnement (et certainement meilleures pour ma peau) ;
  • élever et éduquer ma fille dans ce respect de l’environnement (car oui, ça passe aussi par l’éducation !) ;
  • essayer de mieux acheter mes vêtements (mais je reste une inconditionnelle de H&M (shame), et j’avoue que ça va être extrêmement compliqué) ;
  • privilégier les transports en commun, la marche ou le vélo pour aller travailler si j’ai l’opportunité de trouver un travail non loin de chez moi ;
  • et plein d’autres choses encore !

Et vous, quelles sont les actions que vous mettez en place au quotidien pour protéger l’environnement ?

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